
« Je ne comprends pas. Je suis sportive, je mène une vie saine et je m’alimente bien. Je ne peux pas avoir un cancer! ». Caroline vient d’apprendre que les tests qu’elle a subis ont révélé qu'elle souffre de la maladie de Hodgkin, un cancer des ganglions.
Caroline vient de s’installer à Bromont avec son fils de 4 ans, Emmanuel. Un mois avant son déménagement, elle a remarqué une bosse au creux de sa clavicule gauche. Comme elle ne ressentait aucune douleur, elle n’en a pas fait de cas, croyant que c’était lié au fait qu’elle soulève souvent des boîtes. Une fois déménagée, cette bosse étant toujours là, elle décide de consulter son médecin.
Malgré l’insistance de ses parents pour qu’elle se rapproche d’eux en se faisant traiter à Québec, Caroline préfère demeurer dans sa région d’adoption. Elle peut compter sur le soutien et l’aide d’amis de sa famille qui demeurent dans une ville voisine. « C’est ma 2e famille. Céline s’occupait d’Emmanuel lorsque j’allais passer mes examens à l’hôpital. » Elle a aussi recours aux bénévoles d’Au Diapason, un centre d’aide aux personnes atteintes d'un cancer. Ils l’accompagnent à l’hôpital lors de ses traitements de chimiothérapie et la reconduisent chez elle par la suite.
« Après mes traitements de chimio, j’étais K.-O. pendant 3 jours. J’étais dans un immense trou noir… je ne peux pas l’expliquer autrement. » Pendant les pires séquelles de ses traitements, son fils passe du temps chez son père, et sa mère vient de Québec pour s’occuper d’elle. Après 3 jours, Caroline se sent un peu mieux et trouve la force de s’occuper de son fils.
« C’est lui qui me motivait à me lever le matin. Je combattais le cancer pour lui, pour nous. » Durant ses traitements de radiothérapie à Sherbrooke, Caroline dépose son fils à la garderie et va le chercher tout de suite après. Malgré son jeune âge, Emmanuel réagit plutôt bien à cette épreuve. « Je lui expliquais en comparant mes traitements à des soldats qui combattaient à l’intérieur de mon corps. »
Puisque Caroline a reçu son diagnostic avant d’avoir pu se trouver un emploi à Bromont, elle est forcée de recourir au programme d’aide sociale gouvernemental pendant quelques mois. « Le stress financier m’a poussée à retourner au travail au printemps 2001. J’ai rapidement souffert d’épuisement. C’était trop tôt pour un retour au travail. »
Aujourd’hui, guérie du cancer et employée cadre de la ville de Bromont, Caroline se réjouit que Desjardins ait conçu la nouvelle Assurance mieux-êtreMC. « L’objectif premier lorsqu’on a un cancer, c’est de pouvoir se concentrer sur sa guérison. Les soucis sont déjà assez présents en ayant à gérer les traitements, les émotions, la fatigue, etc. Les personnes qui auront cette assurance pourront vivre leur maladie sans soucis financiers et auront beaucoup d’inquiétudes en moins. »