
Adepte de patinage artistique, Myriam s’exerçait plus de 10 heures par semaine tout en entraînant des tout-petits qu'elle accompagnait lors de diverses compétitions. « Je prenais le patinage très au sérieux. Je rêvais de compétitions. »
Une douleur à la jambe droite qui l'incommodait depuis 6 mois l’a amenée à consulter son médecin à la fin de ses études secondaires. Une série de tests a révélé, le mois suivant, la présence d’un ostéosarcome du fémur distal. Pendant 9 longs mois, Myriam a subi toutes les semaines des traitements de chimiothérapie. Elle devait se déplacer avec une orthèse pour soutenir sa jambe dont les os étaient fragilisés.
Sa mère ne travaillait que 4 jours par semaine pour pouvoir l’accompagner à l’hôpital, pendant que son père réduisait ses heures de travail pour être le plus souvent possible à leurs côtés. Ces décisions ont eu des conséquences pour eux. « Ma mère a subi une baisse de revenu et mon père a vécu des conflits avec son associée parce que ses affaires étaient au ralenti. »
Comble de malchance, Myriam s’est fracturée la jambe en se retournant dans son lit! On lui a donc plâtré la jambe de la cheville à la hanche. Ses parents ont dû recourir à des services d’aide à domicile au tarif de 10 $ l’heure, 30 heures par semaine, et ce, pendant 8 mois. « J’étais très craintive. Je ne savais pas à quoi m’attendre… j’allais dépendre d’une totale inconnue plusieurs heures par jour. Mais en fait, nous sommes tombés sur une personne extraordinaire, Luce, avec qui je garde contact encore aujourd’hui. »
Myriam a ensuite subi une longue opération. Pour réapprendre à marcher après le remplacement complet de son genou, Myriam a suivi des séances de physiothérapie 2 fois par semaine durant 3 mois.
« Depuis, j’ai retrouvé une vie relativement normale et j’essaye de profiter du moment présent. Je peux encore patiner, mais pas au même niveau qu’avant. L’intérêt n’y est plus depuis que le sport de compétition est devenu une simple activité. »
« Pendant le reste de ma vie, je devrai me faire opérer environ tous les 15 ans pour changer des pièces de ma prothèse. Cela veut dire que chaque fois, je vivrai une période d’invalidité et de convalescence. J’ai été témoin des impacts financiers du cancer pour mes parents. Nous avons été soulagés d’apprendre que Desjardins a lancé un produit comme l’Assurance mieux-être pour prévenir ces difficultés. D’autres personnes surmonteront plus facilement cette épreuve que nous. ».