Le sondage Sanofi Canada 2016

Mercredi 28 juin 2016

Entretien avec Nathalie Laporte

Les résultats du tout dernier sondage Sanofi Canada sur les soins de santé ont été dévoilés le 15 juin dernier à Montréal, lors d’une tournée pancanadienne commanditée entre autres par Desjardins Assurances. Cette année encore, Nathalie Laporte, vice-présidente, Développement, Commercialisation et Stratégies, Assurance pour les groupes et les entreprises, faisait partie des membres du conseil consultatif. Retour sur des résultats aussi attendus que fascinants.

Les maladies chroniques, toujours d’actualité

Comme l’an dernier, le sondage révèle que les employeurs sous-estiment la proportion de leur main-d’œuvre atteinte de maladies chroniques. En réalité, 59 % des participants sont atteints d’une maladie chronique diagnostiquée par un médecin, alors que les employeurs évaluent ce nombre à 32 %.

La bonne nouvelle, c’est que les employés touchés par une maladie chronique veulent améliorer leur santé : 64 % des participants voudraient plus de soutien personnalisé et 84 % voudraient en savoir plus sur leur maladie et son traitement.

« Les gens sont prêts à faire des efforts. Il faut mettre en place des solutions comme le health coaching, ces séances de formation durant lesquelles des professionnels de la santé peuvent donner des consultations, réaliser des dépistages et parler de la maladie et d’observance du traitement. Il faut mieux outiller les promoteurs pour qu’ils mettent en place ces solutions préventives », avance Nathalie Laporte.

Le stress, ce mal sournois

Toujours dans la lignée de la santé personnelle, on ne se surprendra pas de constater que le stress et le manque d’exercice posent encore des défis de taille. Ce qui étonne, c’est que 40 % des participants indiquent que leur milieu de travail exerce une incidence négative sur leur capacité à gérer leur stress. C’est énorme.

« On en parlait il y a 30 ans et on n’a pas encore réussi à régler le problème. Or, il existe des solutions pratiques. Les modalités de travail flexibles et autres politiques de ressources humaines peuvent changer les choses de manière importante, sans que les coûts constituent nécessairement un obstacle. » Si la plupart des employeurs se préoccupent de la question du stress, 40 % d’entre eux sont neutres. Il faut que cette proportion de gens neutres devienne positive, pour amorcer un vrai changement.

Des modèles de régimes à peaufiner

En ce qui concerne les régimes à proprement parler, le conseil consultatif avance qu’ils ne répondent plus aux besoins actuels et qu’ils ne sont pas adaptés à la réalité de la main-d’œuvre d’aujourd’hui. En effet, le design traditionnel date de plusieurs années et ne tient pas compte de l’évolution de la population. De plus, les avantages sociaux d’aujourd’hui sont réactifs, car ils sont activés après la maladie. Il faut renverser la tendance de façon à ce que les avantages puissent prévenir les problèmes de santé et les réclamations associées.

Cela tombe bien. Le sondage révèle que 43 % des employeurs préfèrent investir dans la prévention plutôt que dans la réduction des demandes de règlement actuellement en cours (18 %). « Nos clients sont conscients qu’ils sont assis sur une bombe à retardement et que s’ils ne s’en occupent pas, le nombre de demandes de règlement va augmenter », souligne Nathalie Laporte.

Le conseil consultatif estime qu’il faut réinventer la conception des régimes et cesser de penser au mieux-être et aux soins de santé comme à deux éléments séparés. Il propose de réfléchir à un plan intégré de gestion de la santé bâti sur le principe de la responsabilisation personnelle.

Et les mesures de contrôle de coûts dans tout cela?

« Les entreprises ne comprennent pas bien nos mesures de contrôle des coûts. La franchise, la coassurance et la substitution générique sont comprises par seulement 40 % des promoteurs. Pourtant, cela fait des années que ces mesures sont en place. Cela démontre qu’on a encore un travail d’éducation à accomplir », explique Mme Laporte. « En ayant une connaissance supérieure de ce qui peut être fait, les promoteurs seront mieux placés pour prendre des décisions et pour faire la promotion de ces mesures auprès de leurs employés. »

En conclusion, les astres semblent s’aligner. Nous connaissons de mieux en mieux les enjeux liés à la santé, et de nouveaux outils et nouvelles technologies sont disponibles pour mieux les gérer. Le sondage nous révèle que nous avons maintenant l’intérêt des promoteurs et des participants pour gérer les soins de santé de façon différente.

En somme, l’édition 2016 du sondage Sanofi Canada comporte des résultats intéressants et des pistes de solutions réfléchies.

Pour en savoir plus, téléchargez les points saillants Lien externe au site. S’ouvre dans une nouvelle fenêtre. du sondage ou visitez sanofi.ca Lien externe au site. S’ouvre dans une nouvelle fenêtre..

Commanditaire majeure, Desjardins Assurances est fière de s’associer à Sanofi, un acteur de premier plan qui contribue, par ses sondages reconnus dans l’industrie, à l’élaboration de programmes de soins de santé efficients.